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Ce que j'ai appris durant ma thérapie

Publié le dimanche 22 mai 2022 dans la catégorie DayByDay

Dans cet épisode, j’ai envie de vous partager quelque chose de très personnel, très intime : ma thérapie.

Introduction

À l’écoute et au visionnage de ce podcast, il y aura nécessairement trois populations de personnes :

  • Celles qui ont déjà fait un travail sur elles-mêmes, ou qui ont suffisamment de maturité pour maîtriser ce que je vais évoquer aujourd’hui (bravo à vous)
  • Celles qui pourraient apprendre quelques choses, ou entamer un travail avec un psy, comme j’ai pu le faire
  • Celles qui se diront "ouech, c’est trop d’la merde ta vidéo. Elle va très bien ma tête…" (si tu le dis)

Chacun prendra ce qu’il juge utile de prendre, et recommandera ou non cette vidéo à un proche en remerciement du contenu proposé.

L’acceptation de soi

Écouter et comprendre ce qu’on veut vraiment

Je vais peut-être enfoncer des portes ouvertes, mais notre cerveau se construit au fur et à mesure de nos expériences. En fonction de votre enfance, de la qualité des échanges que vous allez avoir avec vos parents étant bébé, puis à l’école avec vos collègues, vous construisez votre personnalité.

C’est le moment où vous pouvez vous renseigner sur l’ennéagramme et je vous propose ce livre fabuleux pour comprendre votre moitié, ou vos collègues de travail.

Au début de ma thérapie, j’ai appris à accepter ma propre présence, puis à me découvrir. C’est bête à dire aujourd’hui, mais je m’étais retrouvé dans un rôle, une succession d’habitudes qui m’éloignaient de mon MOI véritable.

Il m’a fallu un moment pour comprendre que j’avais besoin de temps pour moi, seul. Moi qui cherchait toujours à partager des moments avec quelqu’un. J’avais le réflexe de proposer à quelqu’un de venir avec moi à la mer, à la montagne, en voyage. Mais le pire, c’est que si personne ne venait, je ne faisais pas l’activité.

Le 31 octobre 2019, je suis devenu quelqu’un d’autre en partant dans mon hotel préféré, pour passer du temps avec moi-même. J’avais fait un article, totalement innocent d’un œil extérieur, mais je peux vous dire que ce simple week-end est une seconde naissance pour moi. Voici le lien.

Au retour, je me souviens d’avoir dit cette phrase à ma psy : "j’ai passé le week-end avec moi-même et j’ai appris à apprécier ma propre compagnie".
J’ai découvert qu’il y avait quelqu’un enfoui sous toutes ces couches de comportements de protection, de défense. Toutes ces années à me construire une carapace, pour finalement m’enfermer à l’intérieur et ne plus profiter de rien.

Bienveillance

J’ai aussi découvert que je suis naturellement quelqu’un de très exigeant envers moi-même. Pour moi, c’était normal. En revanche, certains tics de langage transpirent l’auto-destruction.

Louper quelque chose et se dire à voix haute "rââh putain, t’es vraiment trop con", c’est l’équivalent psychologique d’une auto-flagellation. Essayez d’être sensible à ça, beaucoup de personnes dans mon entourage le font sans s’en rendre compte. Un simple "eh mince" est suffisant.

Même si c’est grave, rien ne justifie de vous insulter vous-même. RIEN !

Confiance

De là, j’ai appris à avoir confiance en moi et j’apprends encore.

Avoir confiance en soi, ça ne veut pas dire qu’on va se répéter "ouai mec, t’es le meilleur, tout ce que tu touches, tu le transformes en or, fais quand même gaffe quand tu vas pisser"

C’est tout simplement être capable de bienveillance vis à vis de soi-même : "je pense que tu en es capable, tu peux le faire, tu as déjà fait des choses similaires".

C’est aussi pour ça que souvent, je tente des trucs, que j’abandonne après : j’ai envie de faire un podcast audio / vidéo, je le fais, je le fais évoluer, ça ne me plaît plus en tant que tel, donc je ne le fais plus en tant que tel, et je l’abandonne ou le fait évoluer (aujourd’hui, on évolue). Mais comme je suis honnête envers moi-même, je sais reconnaître que ça ne me plaît pas et j’arrête, tout simplement.

Ce qui est important aujourd’hui, c’est ce que JE ressens. Je ne sais pas faire du contenu qui plaît aux autres s’il ne me plaît pas à moi. C’est pour ça que je refuse presque tous les démarchages commerciaux pour des produits nuls (et c’est aussi pour ça que je m’énerve quand on remet en question mon intégrité dans les vidéos).

Depuis quelques temps, je suis relativement neutre quand on me dit qu’on aime mon contenu, ou qu’on le déteste. Je suis plus intéressé par le "pourquoi" ; mon dessert est bon, OK, mais est-ce parce que tu aimes le chocolat ? Le croquant du biscuit ? Ou à l’inverse, tu détestes l’amertume ?

S’accepter tel qu’on est

Mais pour moi le plus dur a été d’accepter mon reflet du miroir. Il m’a été très compliqué de savoir me complimenter. Et ça l’est toujours.
Par exemple : aujourd’hui que je reprends le sport, je me regarde quotidiennement dans un miroir pour voir mon gras partir, des muscles revenir, c’est cool. Mais ça reste une approche scientifique. Je ne me regarde pas pour me dire "ouai, t’es bonne lolo, tu vas faire fureur habillé comme ça".

J’ai mis plusieurs séances à pouvoir prononcer la phrase "je suis une belle personne" ou encore "je suis charismatique", alors que c’est une caractéristique que je cultive (en secret).

L’acceptation des autres

Bienveillance

En apprenant à mieux se comprendre, on comprend mieux les autres. Aussi, après mon travail sur moi-même, j’ai enfin développé quelque chose dont j’ignorais la saveur jusqu’alors : la bienveillance et l’empathie.

J’étais souvent dans le jugement des autres, pour leurs actions, ou même si c’est plus difficile à dire aujourd’hui, pour leur morphologie.
Ça veut dire que si par le passé je pouvais me moquer des gens en surpoids par exemple, je les encourage depuis.

Comme disait une amie "tu ne sais pas où ils en sont de leurs vies, peut-être que c’est leur premier entraînement, peut-être qu’ils galéraient encore plus il y a trois mois" et elle avait parfaitement raison.

Depuis, je suis passé de "ouai, fais du sport, ouai" à un simple "courage, c’est super, accroche toi". Ça parait simple comme ça, mais pour pouvoir arriver à dire cette phrase, il faut changer beaucoup de choses dans sa tête.

Aujourd’hui, un de mes slogans est "les personnes fortes ne s’appuient pas sur les autres, elles les tirent vers le haut".

Empathie

Cette nouvelle façon de penser m’a appris l’empathie : si j’ai des hauts et des bas, si je peux être joyeux et grognon… alors les autres aussi, tout simplement.

Quand une collègue de taf me pourri "gratuitement" ce n’est pas parce qu’elle m’en veut à moi, du moins pas forcément. Peut-être qu’elle passe tout simplement une mauvaise journée, ou une mauvaise semaine. Peut-être qu’elle a mal dormi, ou qu’il y a un décès dans sa famille ?

J’ai donc appris à ne pas être dans la réaction, dans la surenchère. Je laisse glisser. Tout le monde à le droit à un moment moins bien. Si ça dure, en revanche, je demande à ce qu’on échange, loin des oreilles curieuses en faisant attention aux mots employés.

Communication

La communication a totalement changé mon quotidien, personnel comme professionnel.
Nous les mecs, on est souvent "dans notre grotte" : "si je ne parle pas de mes problèmes, alors il n’y a pas de problèmes" comme s’ils allaient se matérialiser parce qu’on les évoque.

C’est évidemment faux et pour reprendre l’exemple de ma collègue qui me parle mal, lui dire frontalement "t’es une conne, tu parles mal" n’arrangera nullement les choses.

En revanche, rappeler simplement les faits (tu sais, l’autre jour…) et le sentiment que j’ai ressenti, sera beaucoup plus efficace.

"Quand tu me dis que… ça me blesse parce que je fais tout ce que je peux pour que… et tu le sais"

Ou encore

"Quand tu me dis que c’est de la merde, ça ne me permet pas de m’améliorer. J’ai besoin que tu exprimes concrètement ce que tu attends pour que je puisse travailler dans le bon sens. Tu veux bien m’expliquer ce qui manque ?"

J’essaye toujours de rappeler les faits, dire ce que ça me fait ressentir, et proposer une ouverture qui permettra de solutionner la situation, tout en servant d’exemple pour les prochaines. Ça fonctionne évidemment dans votre vie privée.

L’importance de l’éducation

Aujourd’hui que j’estime enfin être "un adulte" et qu’on a tous compris que ça n’a rien à voir avec l’âge, je peux clairement dire que c’est une question d’éducation, ce qui est mon prochain challenge : accepter ce que je suis aujourd’hui et ne plus en vouloir à mes parents, par exemple.

Dans tous les tests que je fais, je sors HPI "Haut Potentiel Intellectuel", ou zèbre. Plus communément appelé "surdoué" et je déteste ce mot. On n’est pas "plus" : on est différents. Je vais peut-être apprendre plus rapidement, mais il m’a fallu 33 ans pour comprendre certaines conventions sociales.

J’en veux à ma mère de ne pas avoir détecté ça, mais le pouvait-elle vraiment ? Pour autant, ne pas voir qu’un enfant est un zèbre, c’est passer à côté de ce qu’il a besoin pour se développer, se construire. Je suis par exemple quelqu’un de très sensible : la joie, la colère, l’amour, la haine… je ressens davantage ces sentiments.

Si je peux donner un conseil aux parents qui m’écoutent, sans passer pour un connard, moi qui n’ai pas d’enfant : soyez vigilants aux réelles attentes de votre enfant. Passez du temps avec lui, expliquez lui les choses comme vous le feriez avec un adulte qui a moins de vocabulaire, parce que les enfants sont curieux.

Je donne un exemple : "Maman, pourquoi le Monsieur il est noir ? Pourquoi la dame elle est grosse ?"
"Chuuut, on dit pas ça" est la pire des réponses !

Conclusion

Nous sommes tous à des étapes différentes de nos vies et c’est très bien ! Il faut juste le garder à l’esprit et ne pas perdre de vue que chacun à ses objectifs, ses ambitions. Les partager, c’est fabuleux, mais ce n’est pas toujours le cas et ce n’est pas grave non plus.

Article écrit par LoKan Sardari 🧠 Ultralearner | 👨‍💻 Entrepreneur | 🏋️‍♂️ Athlete | 🌱 Plant lover | ✈️ Travel addict

Commentaires

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  1. Victor says:

    Habituellement, j'écris un salut Lokan 👋🏻 et j'essaye d'argumenter mes propos... Ça ne sera pas le cas aujourd'hui.

    Bonjour Monsieur SARDARI,
    Vous êtes une belle personne.
    Merci pour votre honnêteté habituelle mais tellement rare dans ce milieu qui est YouTube.
    Hâte de voir la suite.
    ( J'ai partagé cette vidéo avec mon grand frère qui a mes yeux est un zèbre. Merci pour lui. )
    9/10 🦓

  2. Aymeric says:

    Courageux, touchant et inspirant.
    Ce n’est pas nouveau 🙂
    Mais puisque c’est de l’émotionnel ça catalyse 😉

    Un bon rappel d’intelligence ( émotionnelle)

    Mon LoKan, Merci !

  3. Kévin says:

    Bonjour,
    Merci, merci, merci ! Comme le disent d'autres commentaires, c'est touchant et inspirant !
    Je lutte aussi, entre autres contre le "syndrome de l'imposteur" et pour améliorer ma confiance en moi avec une psy, ta vidéo est très encourageante.
    Merci 🙂
    Kévin

    1. Salut Kévin,
      Ah mais c'est tellement complexe le syndrome de l'imposteur… je l'ai eu sur tous mes tafs, alors que je dépasse les attentes de mes employeurs.
      Bon courage à toi !

  4. Bienv says:

    Super partage Lokan, je me reconnais vachement à travers ton article, je vais dans cette direction depuis que j’ai rencontrer ma femme qui est dans le social et qui grace à ses études et sa formation pro m’a appris beaucoup sur l’Homme et ses sentiments, comment on évolue, comment les relations avec nos parents et notre éducation à une énorme répercutions dans notre vie d’adulte , sur notre développement sentimental,.Depuis j’ai eu trois enfants , tous différents , le premier est diagnostiqué TDAH , et je peux te dire que je lit beaucoup à se sujet et je fais énormément d’effort pour tout expliqué à mes enfants, les encourager à chaque fois que c’est nécessaire, leurs donner confiance en eux, car c’est la base d’une bonne évolution psychologique et sentimental.Bref l’amour, l’attention, l’encouragement et plus tard les bonne rencontre dans la vie sont je pense les clées pour avoir une vie joyeuse. Bonne continuation mon gars et au plaisir.

  5. Beltran says:

    Probablement un de mes articles préférés. Se livrer comme ça pour aider les autres, c’est grand. Bravo.

    1. Merci beaucoup Beltran !

  6. Antoine Hernandez says:

    Salut Lokan.
    Je te remercie de ce partage (pas évident pour toi), qui à mon sens pourra déclencher chez certaines personnes peut-être l'envie de, comme toi, de se faire aider.
    Je suis également "HPI" et me retrouve à 100% dans ce que tu dis. C'est pas évident mais en le sachant, ça permet d'avancer et d'aller de l'avant.
    Excellente journée

  7. n0name says:

    Merci Lokan,
    Petite typo je crois: 🖊
    Si je peux donner un conseil aux parents qui m’écoute

    Si je peux donner un conseil aux parents qui m’écoutent
    👋

    1. Tout à fait, et c'est corrigé. Merci !

  8. GH says:

    Bonjour
    je vous conseille la lecture de ce livre relatant le fonctionnement des enfants HPI.
    "Les Philo-cognitifs: Ils n'aiment que penser et penser autrement" Odile Jacob
    Cordialement

  9. LMA98800 says:

    Bonjour à tous, bonjour Lokan,
    Intéressante vidéo. Merci beaucoup d'avoir pris ce temps.
    J'y ai trouvé plein de bonnes idées et beaucoup de positivité.
    Comment as-tu diagnostiqué le "HPI" ? Avec ton/ta psychologue ?
    J'ai également vu l'effort que tu développais à relater l'explication dans le supermarché concernant "quelqu'un qui est noir". Remarquable démonstration.
    Bonne soirée

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