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LoKan, tu fais quoi comme études, et pourquoi ?

Publié le Wednesday 16 January 2013 dans la catégorie DayByDay

Dans un récent billet, j’ai mentionné que j’avais repris mes études, et un lecteur m’a demandé lesquelles, et pourquoi ? Est-ce que tu peux nous expliquer ? Let’s go !

Je ne suis pas certain que le sujet soit particulièrement intéressant, mais je comprends qu’une partie des lecteurs soient encore en âge de choisir leur cursus étudiant. Du coup, comme j’aime bien à redevenir proche de vous, je me fais un plaisir de parler de moi dans cet article, qui, je l’espère, sera satisfaisant pour les demandeurs.

Ma période lycée

J’ai été un petit con. Oh que oui… Mais pas le genre de petit con que vous pensez être, ou même connaître. Non. J’ai vraiment été un idiot de première dans mes années lycée. Pour moi, l’école ne servait à rien, à part à voir des copains et copines (au cas où ça vous aurait échappé, je suis très hétérosexuel comme garçon). Du coup, les cours étaient plus l’occasion de discuter avec des demoiselles, ou de faire péter l’intéressant, que d’écouter. Bilan ? Tu seras gentil de redoubler ta première scientifique, et ta terminale scientifique ! Ouep, un Bac en 5 ans. Et tous les potes que j’avais sont partis à l’université, vers des diplômes, alors que moi, je redoublais.

J’ai mon Bac ! Et maintenant ?

J’ai été très tôt autonome, et en y réfléchissant, l’école n’était pas faite pour moi. Du moins, pas l’école classique. J’ai eu mon premier contrat de travail le jour de mes 18 ans, chez Decathlon, et j’ai apprécié de travailler pour gagner mon argent. C’était pour moi l’occasion d’acheter mon premier appareil photo, mon premier iPod Mini (classe, pas vrai ?) et mes premiers kebabs. Autonome, je vous dis. La vie était belle.

Après, vient le temps de payer son appartement, et quand papa et maman ne sont pas là, mais que malgré tout tu as envie de continuer après ton Bac, ça foire. Je me suis retrouvé à travailler de nuit pour remplir mon frigo et à tenter d’aller en DUT le jour, mais ce n’était pas gérable. Vraiment pas gérable. Comme j’aimais plus l’argent que les études, j’ai arrêté mon DUT au premier semestre, et continué de travailler, encore plus, pour gagner plus.

La période boulot, boulot, boulot

Le souci, quand on aime l’argent, et surtout les produits qu’il permet d’acheter, c’est qu’on a envie d’en gagner toujours plus, mais qu’on se retrouve confronté à des journées de 24h, et une législation qui autorise péniblement de travailler plus de 35 heures hebdomadaires. Donc on se met à faire de l’intérim, parce que ça paye mieux, et l’on essaye de trouver des bons plans niveau boulot. Jusqu’en 2011, je travaillais à SOITEC, à côté de Grenoble, et j’étais très bien payé, pour un mec qui n’a pas de diplômes sinon son Bac, rappelons-le.

La remise en question

Au bout d’un moment, j’ai été enfin touché par l’intelligence (que je n’avais pas eu durant mes années lycée) et je me suis remis en question : est-ce que je veux galérer à trouver un travail à chaque fois qu’un de mes contrats arrive à terme, ou est-ce que je me donne les moyens de pouvoir “choisir” mon travail ? C’est là qu’au détour d’un entretien d’embauche foireux, on me dit que je n’ai pas le niveau pour le poste, mais que si je le désire, on peut m’embaucher dans le cadre d’une alternance.

Une quoi ???

"Oui Monsieur. Vous serez en école 25% du temps à apprendre la théorie, et ici le reste du temps, pour mettre en pratique, et apprendre les cas concrets. Par contre, il faut oublier le salaire auquel vous avez l’habitude de prétendre durant le temps de la formation ; ce sera le SMIC."

La chute dans l’alternance

Du coup, comme je n’avais pas été assez malin pour étudier quand je le pouvais, je reprends mes études maintenant, à 26 ans. Certains diront que c’est courageux, mais c’est en réalité pour rattraper mes choix de quand j’étais jeune (et con).

Je disais plus haut que l’école ne me convenait pas. J’entends par là l’école telle qu’on me la présentait. Être tout le temps le cul sur une chaise, pardonnez-moi l’expression, mais ce n’est pas pour moi. Apprendre par coeur, bêtement, pardon, mais ce n’est pas pour moi, et ça ne l’a jamais été. En revanche, avoir les connaissances théoriques nécessaires pour accomplir une tâche, et apprendre réellement sur le tas, ça, oui, ça me correspond davantage. Surtout en étant payé !!

Conclusion

Je suis donc actuellement dans une formation GMSI (Gestionnaire en Maintenance et Support Informatique), organisée par le CESI. Une fois diplômé, je compte poursuivre sur un RARE (Responsable Administrateur de Réseaux d’Entreprise) tout en passant en candidat libre mon diplôme d’ingénieur informatique, option réseaux, systèmes et multimédia avec le CNAM. Quatre années chargées en perspective donc, pour rattraper les années perdues.

Enfin, je dis “les années perdues” : je parle évidemment de celles où je n’ai pas étudié à l’école, comme j’aurais dû le faire, et où j’ai préféré faire le con. Par contre, et c’est paradoxal, les années durant lesquelles j’ai travaillé, acquis de l’expérience en milieu d’entreprise, m’ont permis de trouver facilement une alternance, mon CV étant, de ce point de vue, celui d’un mec de 30-35 ans. Mais sans aucun diplôme.

Vous l’aurez compris, l’école est constituée de multiples facettes et cursus. Je n’ai pas eu la chance d’avoir quelqu’un pour me parler d’alternance quand j’étais plus jeune, sinon je pense que j’aurais de suite accroché. Ce serait à refaire, ce serait bien différent. Je me demande même si je ne partirai pas sur une formation de plombier, plaquiste, électricien, ou peintre. Quand je vois les agendas pleins pour les mois à venir, il vaut mieux être dans le bâtiment que docteur. Enfin, ce n’est que mon avis…

Article écrit par LoKan Sardari Citoyen du monde, curieux par nature, amoureux de notre belle Terre, passionné de nouvelles technologies et d'images.