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LaPhotoDesZéros - la base (la captation de la lumière)

Publié le Thursday 14 June 2012 dans la catégorie DayByDay

Vu le nombre important d’amateurs de photo qui visitent le site, je me suis dit que j’allais me faire plaisir et vous donner un coup de pouce en même temps.

L’idée de cet article, c’est de vous expliquer rapidement comment fonctionne un appareil photo, histoire que vous sachiez ce que vous avez entre les mains. Ce que je vais expliquer fonctionne pour à peu près tout ce qui prend de l’image, donc ça marche aussi pour les vidéastes 😉 Avis aux puristes et aux pros : je simplifie énormément, merci de ne pas m’en tenir rigueur, sinon vous êtes libres de vous exprimer en-dessous !

Aujourd’hui, la base de la photo : la lumière. Une image, c’est avant tout la captation de lumière. Et pour la capter, cette lumière, les inventeurs de la photo n’ont fait rien d’autre que copier à peu près le système visuel humain, parce qu’il est quand même pas trop mal.

Les éléments qui jouent dans la captation de la lumière sur un appareil photo sont :

  • le diaphragme
  • La vitesse d’obturation
  • La sensibilité
  • L’exposition.

Le diaphragme

Vous voyez le rôle de la pupille dans un œil ? Eh bien le diaphragme fait pareil. Moins il y a de lumière, plus il s’ouvre pour laisser passer le plus de lumière possible. A contrario, plus il y a de lumière, plus il se ferme, histoire de ne pas « cramer » (sur-exposer) la photo. Le diaphragme est constitué de lames arrondies qui coulissent pour former un cercle par lequel passe la lumière. Plus il y a de lames, plus le cercle est parfait, sinon, ça ressemble plutôt à un polygone. Ça, ça se voit quand on réalise un bokeh (explications plus tard, ou sur Google 😉 )

La fermeture de diaphragme en photo est exprimée par le fameux f/1,8 ; f/5,6 etc. Plus vous augmentez le chiffre, plus le diaphragme est fermé. À f/1,8, par exemple, un appareil peut capter une lumière faible, type lumière de bougie. Pour une photo au ski, fermez votre diaphragme (à partir de f/11 généralement) pour éviter d’avoir un blanc sans détails pour votre neige.

Petit point de détail : le diaphragme se trouve dans l’optique, non pas dans le boîtier. L’info de l’ouverture maximum est donc affichée sur les objectifs que vous achèterez. Quand vous voyez 18-135mm f/3,5-f/5,6, ça veut dire qu’à 18mm, l’ouverture maximale sera à f/3,5, et lorsque vous aurez zoomé à 135mm, l’ouverture maximale sera f/5,6.

Bonus grâce à un commentaire : l'ouverture ou la fermeture du diaphragme a une influence directe sur la profondeur de champ de votre photo, on y reviendra plus tard 😉

La vitesse d’obturation

Ça, c’est un truc que nous, pauvres humains, n’avons pas. Quoique, ça pourrait se rapprocher du phénomène de persistance rétinienne. Pour faire simple, un petit volet en métal (ou autre chose, je ne fabrique pas de boîtiers, donc mes connaissances sur sa composition sont limitées) vient se caler devant votre capteur quand vous appuyez sur le déclencheur, et par là-même, bloque la lumière. Cet petit volet, c’est l’obturateur, c’est lui qui fait ce petit bruit délicieux quand on prend une photo.

Le principe est simple : le volet, fermé à la base, s’ouvre et se referme à une certaine vitesse, laissant le capteur pendant un certain moment sans protection et lui permet donc de capter la lumière (c’est le boulot du capteur, de capter). C’est sa vitesse qui détermine la quantité de lumière entrante et le filé du l’image. En effet, plus l’obturateur reste ouvert, plus le capteur imprime de lumière, donc plus la photo sera claire et filée. Je m’explique : si vous laissez votre obturateur ouvert 4 secondes, le capteur va prendre tout ce qui se présente pendant ces 4 secondes. Donc la lumière sera particulièrement intense, et les mouvements seront filés. C’est particulièrement joli avec l’eau. Exemple ici. La technique de la longue exposition (donc un obturateur ouvert longtemps) est celle utilisée pour le lightpainting, ces dessins réalisés avec une lampe torche dans l’air.

Au contraire, si vous exposez pendant 1/1000e de seconde, votre capteur n’aura pas eu le temps de prendre assez de lumière, mais vous aurez un mouvement ultra net, comme suspendu. Exemple ici. N’oubliez pas que votre diaphragme peut vous aider à contrebalancer le manque de lumière dû à l’exposition courte.

La sensibilité

La sensibilité s’exprime en ISO (ou ASA pour la pellicule, également). Sur les appareils à pellicule, elle est fixe, car liée à celle-ci. Depuis la photo numérique, il s’agit d’un paramètre modifiable. Comme son nom l’indique, il s’agit de la sensibilité du capteur.

Un capteur est un petit bidule électronique qui est photosensible. Il capte les photons, contenus dans la lumière (mes cours de physique sont relativement loin, dites-moi si c’est pas ça) et les transforme en signal électrique, mais ça, on s’en fout, pour l’instant 🙂 Augmenter la valeur des ISO, c’est augmenter la sensibilité du capteur aux photons. En gros, il va en choper plus qu’en sensibilité « moyenne » et vous afficher plus de détails lorsqu’il n’y a pas assez de lumière pour avoir un résultat propre.

Du coup, quand vous vous approchez des 3200 ou 6400 ISO, vous avez du grain sur la photo, communément appelé « bruit ». Ce bruit est plutôt gênant sur une photo de portrait par exemple, mais ça peut être un effet souhaité, à vous de justifier vos choix 🙂

L’exposition

Précision : l’exposition est un terme utilisé à la base pour la luminosité d’une photo en général, là, je parle de la correction manuelle de l’exposition. 

L’exposition est une aide artificielle, qui consiste à éclaircir ou assombrir votre photo. Là-dessus, j’ai pas vraiment d’explications à vous fournir, je sais pas trop comment ça fonctionne techniquement ^^ L’exposition se règle sur une échelle entre -3 et +3, généralement exprimée en Ev (pour exposure value) et peut vous aider à améliorer vos photos. L’utilisation la plus courante que je connaisse est réalisée lors des scènes de coucher ou de lever de soleil. En diminuant l’exposition à -1,5 ou -2, vous obtiendrez une photo contrastée avec de belles couleurs dès la prise de vue. Exemple ici.

C’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que ces petites explications vous ont plues, n’hésitez pas à me dire si vous souhaiteriez que j’améliore quelque chose ou que je parle d’un élément de la photo qui vous tient à cœur !

Article écrit par Shamime Garenne Geekette et fière de l'être, je mets l'informatique à mon service car je la considère comme un assistant de vie et l'adapte à mon quotidien. C'est aussi pour cette raison que mes compétences techniques sont à compléter ! Fan absolue des produits Apple depuis toute petite, je m'en sers depuis 1998, ai grandi avec et n'ai jamais switché. Mes autres hobbys sont les langues, la photo, la musique, et les voyages. Entre autres.