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Comment planifier un road trip

Publié le Saturday 13 February 2010 dans la catégorie Voyage

Les voyages, ça a du bon... Ici au Portugal, 10 minutes après mon arrivée.

Pourquoi un «road trip»?

L’avantage non négligeable du road trip, qu’il soit fait en voiture ou autre (pied, auto-stop, train) c’est que l’on peut s’arrêter où l’on veut pour profiter d’un beau paysage, de la richesse de patrimoine d’une ville, ou tout simplement pour se reposer. En road trip on est libre, on va ou l’on veut aller, comme on veut, et pour pas cher. Il s’oppose donc au voyage traditionnel qui est dépendant d’un horaire de retour à un hôtel, d’une réservation, d’un embarquement...

Culturellement, le road trip est bien plus enrichissant, puisqu’il vous oblige à côtoyer des personnes «locales» (surtout dans les versions pédestres et en train). Ainsi, vous visitez certes un pays, mais vous pouvez sentir sa culture et vous en imprégnier, car durant le temps de votre voyage vous vous comporterez comme un citoyen du pays où vous allez, n’hésitant pas à questionner sur les coutumes locales, ce que font traditionnellement les gens etc. Vous êtes un peu un Antoine de Maximy amateur.

Bien préparer votre trajet/séjour/voyage

Dans l’optique de votre voyage, ici l’Italie, il faut planifier un minimum vos étapes, savoir par où vous allez passer, afin de s’assurer que votre voyage d’une semaine est faisable dans le délai prévu. Ainsi, pour ce tour d’Italie, je sais que je vais me déplacer plus ou moins selon le trajet Grenoble - Milan - Venise - Florence (via Ravenne) - Rome - Pise - Grenoble. L’avantage de la voiture c'est que je peux déjà estimer mes frais, et surtout aller réellement où je veux. Je ne suis pas dépendant d’une ligne de train, ou d’une voiture pour de l’auto-stop. Je pourrai donc me balader comme je l’entends en Toscane afin d’immortaliser de beaux couchés de soleil, hors des sentiers battus.

Libre à vous également de vouloir la jouer Speedy Gonzales du voyage en empruntant les autoroutes, ou au contraire rouler sur les nationales d’à côté. Là encore, le budget à une grande part à jouer dans la décision finale. L’aspect découverte aussi. Sur une autoroute, vous êtes dépendant des sorties et/ou des aires de repos pour vous reposer, ou apprécier le paysage. Certes, vous arriverez vite à destination, mais vous ne pourrez pas apprécier ce village qui semble si pittoresque derrière la rambarde de sécurité. Étant donné que j’y vais pour en prendre plein les yeux, je privilégie la petite nationale et ses paysages, plutôt que cette interminable autoroute qui ne me change pas de sa version française. Évidemment, vos amis TomTom ou Navigon seront configurés sur «éviter les routes à péages».

Que mettre dans son sac, sa voiture?

1_ La voiture

Si comme moi vous dormez dans votre voiture, le plus important est d'aménager le couchage. En fonction du type de véhicule, c’est plus ou moins facile. Chanceux sont les propriétaires de Peugeot Partner et autres utilitaires. En revanche, si vous avez une voiture «citadine» il faudra user de ruses, mais de la logique suffira.
Évitez d’amener ce qui ne vous sert à rien. Puisque votre voiture sera souvent en configuration commerciale, laissez les sièges arrière chez vous, ça sera toujours ça en moins dans l’habitacle.
Prévoyez un bon matelas, ou a défaut, un tas de couvertures, ce sera toujours plus confortable pour trouver le sommeil que ce foutu fond presque plat de votre coffre et de vos sièges, et en plus, c’est moins froid. Notez qu’il n’y a jamais trop de couvertures, car à défaut de vous servir de matelas, vous pourrez également les prendre pour vous réchauffer, si le climat n’est pas exactement comme vous l’avez prévu. Bien entendu, prévoyez le duvet qui va avec.
Pensez à prendre un élévateur de courant, ainsi qu’une multi-prise. En effet, un élévateur de courant est bien pratique, mais il vaut mieux l’utiliser pendant que vous roulez. Dans cette optique autant optimiser ce temps en rechargeant tous vos objets électriques en même temps, ça évitera de laisser le moteur allumer sur un parking pour recharger ce fichu appareil photo.
Découpez des morceaux de cartons pour occulter vos fenêtres. Au delà du fait qu’on vous regardera quand vous dormez, ça évitera tout simplement à nos amis gardiens de la paix de vous mettre une prune parce que vous assimilez votre voiture à un camping-car. En plus de ça, la dissipation thermique des vitres sera réduite.

2_ Le sac à dos

Son contenu textile dépend de la durée de votre voyage, mais si c’est en road trip, ce sera généralement sur des durées assez courtes. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, on emmène moins d’affaires quand l’on part pour deux mois que lorsque l’on part une ou deux semaines, pour la bonne et simple raison que l’on fera des machines. Si l’on part pour une ou deux semaines, on ne s'embête pas avec cette corvée, et on apporte suffisamment de change dés le début de l’aventure. Dans un cas comme dans l’autre, je suis plutôt adepte du «voyagez léger».
Quelque soit l’endroit où vous partez ainsi que la durée, préférez des vêtements techniques de type «Polartec», «Carline» et autres «Coolmax». En plus d’être léger, infroissable, et agréable à porter, ils présentent l’immense avantage de ne pas garder l’humidité et de sécher très vite. De ce fait, vous pouvez partir avec peu de vêtements, puisque vous les laverez régulièrement, ils sécheront pendant la nuit, et vous les remettrez le lendemain. Bien évidemment, ce conseil ne fonctionne que si vous dormez chez l’habitant ou dans un hôtel (faire sécher des vêtements dans un espace confiné de type voiture, dans le froid, c’est assez compliqué).
Adoptez des couleurs simples, et des vêtements faciles à vivre. Certes vous ne serrez pas élu «Miss ou Mister Voyage», mais au moins vous serez à l’aise, pourrez marcher longtemps et courir si la situation l’exige. Les couleurs simples sont là uniquement pour ne pas trop attirer l’attention sur vous ou choquer les populations dans certains pays. Le marron et le beige sont bien dans les pays poussiéreux. Evitez les habits «militaires» ou kakis, qui peuvent être très mal interprétés en fonction de votre destination.
Pensez aux chemises (de rando j’entends) en lieu et place de vos éternels t-shirts. En plus d’avoir des poches (mouai...) elles présentent l’immense avantage de pouvoir s’ouvrir quand il fait chaud et de pouvoir en remonter les manches. Elles sèchent en général plus vite.
Votre pantalon peut également être un short. Il suffit au moment de l’achat de privilégier les modèles qui ont une fermeture éclair au niveau des genoux. Vous savez, ceux très moches qui font bien touristes?
Super important, quelle que soit la destination et la durée, les chaussures. J’ai toujours eu des tennis aux pieds car je les estimais «confortables», mais depuis peu j’évolue avec des chaussures de rando, et ça n’a rien à voir. En plus d’y être mieux que dans des chaussons, elles sont «techniques», sèchent donc plus vite, ont une meilleure voute plantaire, adhèrent mieux, et en fonction des modèles et de votre usage, sont imperméables. Libre à vous de prendre des versions montantes ou courtes. J’ai personnellement opté pour cette version sous nos climats, j’investirai dans des modèles plus haut et imperméables (GoreTex) pour d’autres voyages plsu «rudes».
Évidemment, modulez votre sac à dos en fonction de la destination. Polaire, bonnet, chapeau ou casquette, veste imperméable en GoreTex...
En plus de tout ça, le minimum de l’hygiène est également à prévoir sous forme de lingettes pour bébés, pratique pour l’hygiène intime quand on est loin de tout. Bien entendu, votre brosse à dent ne sera pas loin pour vous accompagner dans les toilettes d’un bar ou d’un restaurant dés que possible. Une balle de squash peut-être sympa pour boucher un évier afin d’y faire votre lessive.

3_ Quel type de sac à dos?

Le mien est un Décathlon de 40 litres, qui me suffit car comme je vous l’ai dit, je voyage léger. Il peut être complémenté par un second sac à dos de 15-20 litres pour les sorties de 2-3 jours, le plus gros restant chez l’habitant ou dans une chambre d’hôtel. Personnellement, si je ne connais pas la personne chez qui je loge, je garde toujours mon «gros» sac sur le dos, et n’en est donc pas d’autre (à part celui du matos photo, inconvénient des reflex).
Bien entendu, votre sac est respirant et ne colle pas votre dos. Il est agréable d’en avoir un qui vous permet de le protéger par un film plastique «escamotable» qui se range dans le fond, afin de le protéger de la pluie, mai également d’en prévenir l’accès à des mains inconnues.

P’tain, il en faut du matos au final

Oui et non. Vous pouvez adapter en fonction de ce que vous avez. Les impératifs semblent être les chaussures, le sac et un bon blouson. Pour celui-ci, le GoreTex est à privilégier, car, bien que cher, c’est un investissement que vous ne regretterez pas. Pour ce qui est des t-shirts et chemises, je me fournis chez Decathlon, leurs produits étant qualitatifs et très peu cher ( et je ne dis pas ça en tant qu’ancien vendeur). Pour les membranes GoreTex, les pantalons et polaires, Millet est mon ami. Il s’agit d’un choix purement personnel, ayant été déçu par la concurrence (Lafuma entre autre, qui appartient pourtant au même groupe).
Le conseil du chef et de tous les montagnard est de s’habiller par couche. La première sera un t-shirt respirant afin de garder la peau sèche. La deuxième une maille polaire afin d’apporter de la chaleur. La troisième enfin sera notre fameux blouson en GoreTex pour isoler les deux premières des agressions extérieures (vent et pluie). Léger et efficaces, même par froid intense.

Les petits trucs en plus

Le fameux Moleskine. Un tout petit carnet qui me permet de tout noter. Ça peut paraitre ridicule, voire même d’une autre époque, mais ce petit carnet sera à votre retour une mine d’informations utiles. Il vous indiquera pourquoi vous avez garé votre voiture à tel endroit, ce que vous avez pensé d’un restaurant ou d’un hôtel, vos réflexions sur l’optimisation de votre trajet... Ce sera votre petit guide du routard pour les prochaines fois, en plus de recueillir divers schémas, dessins ou autres si nécessaire. Lui au moins ne manquera jamais de batterie, et pour dans mon cas, il me permettra de pouvoir tout vous raconter à mon retour, sans rien oublier.
Le guide du routard. Même avec un voyage organisé, il pourra vous dépanner en vous évitant d’essayer tous les hôtels ou restaurants avant d’en trouver un dans vos prix. Il vous permet surtout de savoir ce qu’il faut à tout prix visiter et ce qui est secondaire. Leur site est également très bien fait pour trouver des explications sur différents sujets (stationnement, itinéraires etc).
Un guide de linguistique. Je suis tombé amoureux de la collection «Parler en voyage» de Harrap’s. Ces petits manuels sont très bien fait, peu encombrant et peu cher. Aucune excuse pour ne pas l’avoir dans votre poche.

Et c’est parti

Voilà, je crois vous avoir plus ou moins tout dit. La semaine qui arrive sera riche pour moi, l’Italie étant un magnifique pays, tant par son histoire et sa culture que par ses paysages. Je fermerai tous les commentaires du site juste avant mon départ, en attendant, la parole est à vous. A mon retour, vous aurez un compte rendu quotidien de mon voyage, avec un différé d’une semaine, que ce soit pour les articles, les photos ou les éventuelles vidéos. Pour l’instant, vous pouvez vous défouler sur le premier album du classeur «Road trip en Italie» qui présente les «Préparatifs du voyage». Merci infiniment à Miss Numerique qui me sponsorise en matériel photo pour ce voyage, j'ai a priori tout ce qu'il faut pour vous ramener de beaux clichés.

EDIT: Si vous voulez voir à quoi ressemble le trajet sur Google Maps.

Article écrit par LoKan Sardari Citoyen du monde, curieux par nature, amoureux de notre belle Terre, passionné de nouvelles technologies et d'images.