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Test du Fisheye Samyang 8mm f/3,5 asphérique

Publié le Sunday 8 July 2012 dans la catégorie G33K

On peut facilement penser que les objectifs Fisheye sont hors de prix et difficiles à utiliser. Samyang nous en propose un à prix abordable.

Miss Numérique m'a confié le bébé pour le tester, voici mon compte rendu !

Le déballage

Au déballage, on a une jolie boîte noire et or, plutôt sobre, qui cache non seulement l’objectif mais aussi une petite pochette de transport souple et un mode d’emploi relativement court. L’objectif a une jolie tête, avec une lentille toute arrondie (normal, c’est un fisheye), et présente un pare-soleil intégré. On a accès à deux bagues : une pour la mise au point, une pour régler l’ouverture du diaphragme, car le réflex ne s’en occupe pas. Les bagues sont agréables à manier, même si les crans de la bague de diaph ne sont pas si évident à caler, ça demande un peu de pratique.

Les caractéristiques techniques

Le Samyang 8 mm ne convient qu'aux capteurs APS-C (voir ici si vous ne savez pas ce que c’est) et n’est pas prévu pour les Full Frame. Il est compatible Nikon, Canon, Sony et Pentax, évidemment avec des montures différentes.

Vous allez pouvoir profiter d’une couverture à 180 degrés sur les Nikon. Sur le mode d’emploi, il est indiqué que pour les boîtiers Canon, vous n’aurez « que » 167 degrés, du fait du crop factor plus grand sur ces derniers. Sur les 4/3, vous aurez environ 140 degrés de couverture.

L’ouverture va de 3,5 au maximum à 22 au minimum et cette ouverture n’est pas indiqué sur votre appareil photo, encore moins sur les métadonnées de vos photos (j’ai testé pour vous). Du coup, mes photos prises avec le Samyang sont à f/0 sur Aperture. Pas forcément pratique… Sa distance minimale de mise au point est de 30 cm. Pour un grand angle, c'est correct.

Le Samyang 8mm pèse 400g et mesure 75 x 74,8 mm, somme toute des mensurations raisonnables, il rentre dans mon sac de transport sans problème !

Sur le terrain

Je n’ai pas eu autant de temps que j’aurais voulu pour le tester, mais j’ai quand même pu faire quelques photos sympa. Promis, si je l’achète, je m’appliquerai mieux et je vous montrerai !

J’ai jamais eu de fisheye entre les mains, donc j’avoue que je voyais pas trop le genre de photos qu’on pouvait faire avec, même si j’étais au courant de l’effet que ça faisait, donc j’ai un peu bidouillé. J’ai d’abord pris des photos en intérieur et des portraits histoire de me faire un peu la main, je vous assure que déformer le visage de son copain avec un gros plan, c’est très drôle ! Le très large champ couvert par l’objectif fait qu’on peut quasiment photographier une pièce dans son ensemble avec tous ses occupants.

Évidemment, le côté fisheye fait que toutes les verticales tendent à se rassembler au centre de la photo et que les lignes droites se courbent légèrement, mais avec un peu de pratique (ce que je n’ai pas encore), on doit pouvoir trouver un moyen de faire des trucs vraiment chouettes !

Je suis allée faire un petit tour du côté de la tour Eiffel histoire de prendre LA photo que je voulais prendre avec un fisheye. Voici un petit aperçu :

Voilà LA photo :

Pour vous montrer un exemple de la différence entre un fisheye et un objectif «classique», voici deux photos que j’ai prises sans bouger d’un pouce et en orientant le boîtier de la même manière, j’ai juste changé d’objectif (c’est sportif de faire ça debout…). J’ai comparé le Samyang (photo du bas) avec un Canon 18-135mm f/3,5-5,6 relativement basique, à 18mm (photo du haut). Vous constaterez la large différence d'angle de prise de vue.

Le traitement des photos

En rentrant chez moi et en important les photos sur Aperture, Je me suis rendu compte de certaines petites aberrations chromatiques, je vous laisse juger sur ce détail d’une des photos que j’ai prises. Voici la tour Eiffel telle que vous ne l'avez jamais vue : avec du vert à gauche et du magenta à droite 😉

En zoomant un peu, je me suis rendu compte que j’avais relativement loupé ma mise au point à peu près partout. Ceci dit, avec les avis lus un peu partout sur le net, il est conseillé de l’utiliser avec un diaph à f/8 au minimum pour avoir une profondeur de champ plus large, donc moins de difficultés à faire la mise au point. À part ça, les couleurs sont fidèles, malgré ce souci de piqué que j’ai eu à f/3,5. Mes photos manquent aussi un peu de brillance et de pep’s, mais je pense là encore que c’est une question de pratique !

Conclusion

Le Samyang 8mm est un objectif intéressant pour les amateurs de fisheye à un prix raisonnable par rapport à la concurrence, qui tourne entre 260 et 280 € selon les vendeurs. Il n’est pas facile de se faire à son principe de mise au point, mais après plusieurs tentatives et tests, ce souci devrait être réglé. De même pour le piqué, il faut faire plusieurs essais pour obtenir quelque chose de propre. Le Samyang 8mm couvre un très grand angle de prise de vue, et offre de nombreuses opportunités de faire preuve de créativité. En somme, un bon investissement pour les détenteurs de reflexs amateurs munis d’un capteur APS-C qui cherchent de nouvelles idées !

Merci à Miss Numérique pour nous avoir permis de faire ce test ! Vous pourrez trouver l'objectif ici.

EDIT : Dimitri nous a envoyé un mail en nous disant qu'il avait fait des photos à New York avec le même objectif et un Nikon D5000, et je trouve qu'elles sont de bien meilleure qualité que les miennes ! Merci à lui de nous avoir envoyé ses photos, enjoy !

Article écrit par Shamime Garenne Geekette et fière de l'être, je mets l'informatique à mon service car je la considère comme un assistant de vie et l'adapte à mon quotidien. C'est aussi pour cette raison que mes compétences techniques sont à compléter ! Fan absolue des produits Apple depuis toute petite, je m'en sers depuis 1998, ai grandi avec et n'ai jamais switché. Mes autres hobbys sont les langues, la photo, la musique, et les voyages. Entre autres.